«Le Président est allé très loin. Ce n’est pas bon signe pour la
Côte d’Ivoire. Il faut laisser de côté la politique pour dire ce qui est vrai. On ne peut pas aimer ce pays et faire ça. On compte trop sur la France. On commet trop d’erreur. Sarkozy ne peut pas
tout faire à notre place. Il faut que nous lui montrons que nous mêmes, nous sommes capables de quelque chose. Le jour ou il ne sera pas là, qu’est-ce qu’on fait ? » Lâche la mort dans l’âme un
jeune cadre du rdr qui restera bien sur dans l’anonymat pour des questions de sécurité.
Car la déportation de Gbagbo est sujet presque Tabou dans ce parti
politique. La consigne a été très claire. Celui qui osera se lever contre la décision du grand chef aura pour son compte. Amadou Soumahoro sera là pour le livrer à la vindicte populaire. Comme le
dit le confrère «L’éléphant déchaîné», c’est un détecteur de voyous. Au rdr donc, l’aile modérée qui s’est indignée de cette décision, ne pourra vivre son indignation que dans le silence. Sans
tapage et bruits comme cela se ferait ailleurs dans un parti à vocation démocratique.
«Il y a beaucoup dans l’entourage du Président qui ne sont pas
d’accord comme nous. Mais bon, vous comprenez que personne n’osera dire non». Ajoute-il à ce effet. Ce qui n’est pas le cas pour me Affoussi Bamba avocat de son état qui a eu le courage dire que
ce problème pourrais se régler entre ivoiriens. Surtout qu’il y a des hommes de lois capables de vider ce dossier. Au plus haut niveau, c’est-à-dire dans les rangs de ses alliés du rhdp, la
réalité est aussi à l’indignation.
C’est bien un sentiment partagé à tous les niveaux de ce groupement.
Djédjé Mady l’un des gardiens de la maison a donné le ton le mercredi dernier. «Quelle faute on ne pardonne pas» s’est emporté le secrétaire général du Pdci. car tous les cadres de rassemblement
politique ont tous côtoyé Gbagbo. Ils sont bien convaincus que l’homme est profondément humaniste. Il est loin du Gbagbo qui est décrit dans la presse proche de l’opposition pour des questions
politiques. Mais bien plus, plusieurs cadres du rhdp qui se réclament véritablement de feu houphouët boigny ne se rendent finalement à l’évidence que leur allié se préoccupe peu de l’avenir de la
côte d’ivoire.
«Est-ce qu’ils sont conscients des conséquences d’une telle
décision. Qu’on le veuille ou pas, Gbagbo a des milliers de partisans. On décide donc de se réconcilier sans eux alors ?» s’emporte à son tour, un ponte du Pdci qui a décidé de se faire entendre
très bientôt. Et au-delà de la déportation du Président, ce parti se rend de plus en pus à l’évidence que le pouvoir est en train de les rouler dans la farine après la
présidentielle.
Le Pdci craint le sort qui sera réservé à bédié le président de leur
parti. Ils savent bien que N’zueba figure en bonne place, sur la liste officieuse des dictateurs dont Paris veut geler, par tous les moyens, les avoirs placés dans les banques européennes. La
France peut à tout moment, et comme bon lui semble, ressusciter ce dossier. Pour le moment, il est mis en veilleuse. Parce qu’il vient juste d’apporter son soutien à Ouattara pour la
présidentielle. Paris sait que des milliards pillés en côte d’ivoire sont tranquillement logés dans les banques en europe. A travers la déportation de Gbagbo, le groupe à N’zueba pleure son
propre sort.